Le millésime 2018 passera à l’histoire. Malgré la sévère pénurie d’eau, les rendements sont élevés et ont surpris même les experts. Après des vendanges sous la moyenne l’an dernier et un appauvrissement correspondant des stocks, les dernières estimations chiffrent à environ 10,7 millions d’hectolitres la quantité de moût produit à l’échelle nationale. Selon l’Institut du vin allemand, cela représente une hausse de 23 pour cent par rapport à la moyenne sur dix ans qui est de 8,8 millions d’hectolitres et, conséquemment, la plus importante vendange depuis 1999. Cela dit, les hausses estimées varient beaucoup d’une région à l’autre, allant de 5 pour cent dans Saale-Unstrut à 36 pour cent en Moselle et jusqu’à 64 pour cent dans le Mittelrhein.

 

Grâce à l’un des étés les plus chauds de l’histoire, les vendanges ont commencé plus tôt que jamais auparavant et elles ont livré aux vignerons partout en Allemagne des fruits d’une exceptionnelle qualité. La sécheresse estivale aura finalement été plus bénéfique que nuisible à la croissance de la vigne et au mûrissement des raisins. Grâce au temps chaud et sec, les fruits se sont avérés parfaitement sains rendus en octobre, bien mûrs et riches en saveurs. L’été ensoleillé a particulièrement bénéficié aux cépages rouges. Les vignerons ont pris soin de cueillir les fruits à la maturité optimale, pour ne pas se retrouver au chai avec des moûts trop denses et, par la suite, des vins trop puissants.

 

Les amateurs peuvent donc s’attendre pour 2018 à des vins blancs exceptionnellement fruités et à des rouges à la fois corsés et très colorés. Tant dans l’entrée de gamme que pour les cuvées haut de gamme, l’excellence et le bon rapport qualité-prix seront au rendez-vous.