Le 10 août, les vendanges pour le vin nouveau partiellement fermenté (aussi connu sous le nom de Federweisser) ont commencé dans la région viticole du Pfalz (Palatinat). Malgré un début de vendange plus précoce que ces dernières années, le cépage à maturité hâtive Solaris a atteint et parfois même dépassé la densité de 100 degrés Oechsle.

 

Comme rapporté par l’Institut du vin allemand, la maturité des raisins est présentement environ une semaine en avance par rapport à la même période ces dernières années. Selon les régions, le début des vendanges principales devrait donc survenir aussi tôt qu’entre la fin août et le début de septembre. Cependant, les cépages tardifs, comme le riesling, seront vraisemblablement ramassés au cours de la dernière quinzaine de septembre, plus ou moins tôt en fonction de la région viticole concernée.

 

Grâce au printemps anormalement chaud et ensoleillé, les vignes ont commencé à débourrer près de deux semaines plus tôt comparativement à la moyenne à long terme. Selon certains, la région du Rheingau aurait même connu son deuxième débourrement le plus hâtif, après celui de 2014 et cela depuis que l’on a commencé à consigner des données météorologiques. À la fin mai, les vignes ont fleuri dans les zones les plus chaudes avec de huit à dix jours d’avance par rapport à la moyenne des derniers 30 ans. Une vendange précoce est donc attendue, étant donné que les raisins sont en règle générale prêts entre 90 à 100 jours après la floraison.

 

Gelées tardives, sécheresse et brûlures causées par le soleil

 

Des gelées tardives survenues entre le 10 et le 15 mai ont causé des dommages importants dans un secteur englobant le nord du pays de Bade jusqu’au nord du Württemberg, et de la Franconie jusqu’à Saale-Unstrut et la Saxe. Les deux régions de l’est du pays connaîtront à l’évidence des rendements beaucoup plus bas qu’à l’accoutumée.

 

Pratiquement tous les vignobles d’Allemagne ont connu la sécheresse. S’il y a bien eu des pluies fréquentes au cours des derniers mois, celles-ci ont été sporadiques et variables selon les régions. Résultat : les besoins en eau ont été diversement comblés. La plupart des plus vieux vignobles ont bien tenu le coup grâce aux racines profondes de leurs vignes ; les jeunes vignes, ayant plus difficilement accès à l’eau souterraine, ont parfois souffert – au point où certains vignobles ont dû irriguer pour contrer le stress induit par les chaleurs extrêmes.

 

Comme cela survient souvent, les températures dépassant la barre des 30 degrés ont ici et là engendré des brûlures causées par le soleil ; il a fallu attendre la fin de la canicule avant de pouvoir évaluer l’ampleur des dommages. Si cela a réduit les rendements, la qualité de la vendange restante n’est pas du tout affectée.

 

Un millésime prometteur

 

Dans l’ensemble, les vignobles allemands sont en excellente santé et donneront des vins fruités de première qualité. Bien sûr, la qualité finale dépendra du temps qu’il fera au cours des prochaines semaines. À ce propos, les vignerons espèrent quelques épisodes de pluie suivis par un bel été indien.

 

Tout porte donc à croire que le millésime 2020 s’avérera de très bonne qualité, avec de bons rendements également. Il restera à constater si le volume total vendangé à travers le pays se situe au-dessus ou en dessous de la moyenne sur 10 ans, qui est de 8,7 millions d’hectolitres.

 

Source : Deutsches Weininstitut / L’Institut du vin allemand / www.germanwines.de