2015

Rarement un millésime aura autant été salué à la fin des vendanges que celui de 2015. Comme nous le signale l’Institut allemand des vins (DWI), on ne parle dans toutes les régions viticoles que d’excellentes qualités pour cette année. Grâce à un raisin en très bonne santé, pleinement m­ature et très aromatique, les amateurs de vins peuvent se réjouir d’un vin blanc extrêmement fruité et harmonieux et d’un vin rouge riche et intense. L’année a en outre apporté un très grand nombre de spécialités de vins doux naturels de haute qualité, des vendanges sélectionnées jusqu’au Trocken­beerenauslese (vin blanc liquoreux).

Selon les dernières estimations, les quantités récoltées sur tout le territoire seront, avec environ neuf millions d’hectolitres, au niveau de la moyenne des dix dernières années et seulement de 2 % inférieures au rendement de l’année précédente. En raison d’un été très sec, les rendements fluctuent d’ailleurs fortement selon les viticulteurs en fonction de la capacité utile du sol et de l’âge des pieds de vigne. Les différentes régions présentent aussi divers rendements, comme le montre ci-après un aperçu des 13 régions viticoles d’Allemagne.

 

Millésime 2015 – Un aperçu des régions viticoles :

 

Ahr : une année sans complication avec de grands vins

Certaines années font à peine monter l’adrénaline des viticulteurs. Dans la région de l’Ahr, la période de croissance s’est déroulée en grande partie sans aucune complication. La région a connu des pluies importantes en août et en septembre seulement, précipitations qui n’ont par chance pas détérioré le raisin. Ainsi, dès septembre, les variétés à maturation précoce, telles que Müller-Thurgau et Frühburgunder (Pinot Madeleine) ont pu être récoltées en bon état. Les vendanges principales ont commencé à la mi-septembre. Les variétés moins précoces, telles que le Spätburgunder (Pinot Noir), ont profité du beau temps. Les viticulteurs ont fait état de bonnes à très bonnes qualités de vins nouveaux qui présentent un arôme fruité et harmonieux et pour ce qui du vin rouge, une couleur intense. La quantité récoltée s’élève à 42 000 hl, juste en dessous du rendement de l’année précédente. La sécheresse de l’été a eu pour conséquence la formation de petits grains, ce qui a entraîné une quantité de moût un peu plus faible.

 

Pays de Bade (Baden): un automne magnifique, mais de faibles quantités

Dans cette région viticole qui s’étend sur la plus vaste superficie du nord au sud, le climat s’est répercuté tout naturellement de diverses manières. Partout, néanmoins, la période de chaleur et de sécheresse estivale qu’a connu ce territoire a été déterminante pour le millésime ; 40 ° Celsius y ont été enregistrés sur plusieurs jours. Une comparaison s’impose avec la fameuse année caniculaire de 2003. Cependant, le 13 mai, un gros orage de grêle s’est abattu par exemple sur Kaiserstuhl et Tuniberg, occasionnant des dégâts aux cultures. Dès le début de l’année, la cuvée était en avance sur les valeurs moyennes ; la végétation était par endroit en avance de 10 jours. La floraison a débuté fin mai et était déjà terminée le 10 juin. Bien que les anciens pieds aient bien supporté la sécheresse – dans ce cas aussi en fonction du lieu et du sol – les baies, plus modestes que d’habitude, ont aussi produit moins de moût. Avec 1,16 million d’hl, le volume de vendanges dans le pays de Bade a été, de ce fait, plus de 10 % inférieure au résultat de l’année précédente ; un net recul aussi par rapport à la moyenne sur de longues années (- 6 %). Les vendanges principales se sont déroulées rapidement mais sans précipitation, avec un temps idéal pour la récolte, entre le 14 septembre et la première semaine d’octobre. La récolte très saine et remarquablement mature donnera un vin blanc très bon, fruité et bien structuré et un vin rouge puissant, de couleur sombre. Les acidités sont légères, comme les apprécie le consommateur.

 

Franconie (Franken) : une année sèche avec une forte proportion de vins de qualité avec mention

En Franconie aussi, le changement climatique place les viticulteurs face à de nouveaux défis. Cette année a été une des plus sèches des quarante dernières années. À l’avenir, on se préoccupera davantage de l’irrigation des coteaux pentus, pour continuer à récolter, même les années extrêmement sèches, des vins de qualités aussi excellentes que celles de cette année. Les variétés de Pinot ainsi que le Riesling et le Sylvaner s’en sont bien sorties avec les conditions météorologiques de cette année. Entre février et août, il n’y a eu que de très faibles épisodes pluvieux. Les plus anciens plants ont pu tirer suffisamment d’eau de leurs très profondes racines. Les jeunes vignes, par contre, ont dû être arrosées deux à trois fois plus. Le fait qu’il n’y ait eu ni grêle, ni orage quelconque peut être considéré comme un point très positif. Au milieu du mois d’août, une pluie abondante a arrosé sur la région, ce qui a fait beaucoup de bien à l’ensemble du territoire. Un refroidissement s’est alors ponctuellement installé de sorte que les grappes de raisin ont pu rester saines jusqu’à la récolte. Les viticulteurs de Franconie ont engrangé environ 440 000 hectolitres de moût de raisin. La densité de moût moyenne s’est située à env. 89 degrés Oechsle. Près des trois quarts de la récolte ont produit des « vins de qualité avec mention » ce qui représente une part nettement plus élevée qu’en 2014. La quantité récoltée a été, en raison de la sécheresse, de 2 % inférieure à la moyenne sur plusieurs années et même de 6 % inférieure à celle de l’année précédente. L’excellente qualité des vins de cette année compense un peu ce phénomène. On escompte des vins de garde, élégants, tout en finesse, avec des arômes typiques et intenses et une acidité minérale.

 

Bergstraße hessoise (Hessische Bergstraße) : des arômes concentrés et de fortes densités de moût

Certes, les quantités récoltées cette année dans la région de la Bergstraße hessoise ont été, avec 30 000 hl, env. 2 % supérieures à celles de la moyenne sur plusieurs années, mais une des plus grandes exploitations de la région a enregistré une baisse de rendement de 10 % par rapport à la normale. Par contre, la qualité des raisins parfaitement matures a été tout à fait extraordinaire. La densité moyenne du moût a été de 91 degrés Oechsle et donc supérieure aux excellents millésimes de 2009, 2003, 1976 et même de 1959. Les viticulteurs ont d’abord craint que la sécheresse de l’été après une floraison précoce ne se répercute de manière négative sur la qualité. Toutefois, les précipitations bien réparties des mois d’août et de septembre ont bien compensé ce phénomène. La densité de moût, déjà bonne pour les variétés précoces, s’est encore accrue par la suite. La valeur la plus élevée a été atteinte le 12 octobre par un Weißburgunder Trockenbeerenauslese (Pinot Blanc) avec 198 degrés Oechsle. Les viticulteurs attendent globalement des vins blancs amples, complexes et riches en arômes et des vins rouges intenses et bien structurés. Avec un peu de chance, des vins de glace seront aussi produits cette année.

 

Rhin moyen (Mittelrhein) : sécheresse extrême, bonne maturité

Mis à part un orage en mai, il n’y a pas eu de précipitations notables dans la région du Rhin moyen durant la presque totalité de la période de croissance de la vigne – une des années les plus sèches de mémoire d’homme ! Alors que les vieux pieds ont été suffisamment alimentés en eau grâce à leurs racines profondes, les jeunes plants ont dû être arrosés pour éviter le dessèchement. Conséquence de l’extrême sécheresse, il n’y a pas eu de maladies notables, mais les baies ont été plus petites que d’habitude. Les vignes ont très bien mûri et la mise à fruit a été très bonne après une floraison optimale. Ainsi, la récolte totale de 35 000 hl, réalisée sans hâte, a néanmoins été de 19 % supérieure à la moyenne sur plusieurs années et de 22 % supérieure au résultat de l’année précédente. Cela devrait aussi se répercuter sur des prix à la baisse. Les amateurs de vins se réjouiront des vins harmonieux du Rhin moyen à l’acidité équilibrée et à la teneur en alcool assez faible.

 

Moselle (Mosel) : les craintes ne se sont pas concrétisées – un millésime magnifique

En septembre, les viticulteurs ont commencé à trembler dans la Moselle, la Sarre et la Ruwer. Aurait-on, comme l’année passée, de l’humidité en fin de maturité des raisins, qui allait obliger à vendanger à une vitesse éclair ? Le merveilleux mois d’octobre de cette année allait disperser toutes les craintes. Des nuits fraîches et le vent de l’est asséchant constamment l’humidité du raisin ont permis de conserver la bonne santé de la récolte. Dès la mi-septembre, certaines variétés précoces ont été récoltées. Les vendanges principales ont commencé le premier décan de septembre dans la région de Müller-Thurgau, puis les variétés de Pinot et d’Elbling ont suivi. Le Riesling a été vendangé sur les pentes escarpées durant les deux premières semaines d’octobre et jusqu’à début novembre, par un temps d’automne idéal. En un mot : une récolte détendue, dont les échantillons font espérer de grands crus. Pour ce qui est du Riesling, la densité de moût, par exemple, a été de 85 degrés Oechsle en moyenne, et donc dans la plage des vendanges tardives. Dans l’espoir de couronner ce très bon millésime avec des vins de glace, certains viticulteurs ont laissé des grappes sur les sarments. Un seul bémol : dans de nombreuses contrées, les quantités vendangées ont été plus faibles que les dernières années. Globalement, 795 000 hectolitres ont été produits, soit 3 % de moins que la moyenne sur plusieurs années et même 8 % de moins que l’année dernière. Le millésime 2015 fournira des vins blancs fruités très harmonieux avec un bel équilibre sucre-acide. Les vins rouges, qui représentent 10 % de la production, auront une belle robe rouge sombre. Les amateurs de vins et les visiteurs de la région de la Moselle se réjouiront de ces nombreux vins de hautes qualités.

 

Nahe : un développement rapide

Avec près de 340 000 hl récoltés, la région de la Nahe fait à peu près le même score que l’année dernière et se situe un peu au-dessus de la moyenne sur plusieurs années. Si les viticulteurs se sont rongés les sangs, c’est en raison du temps très chaud et sec. Ce temps d’exception a accéléré le déroulement de la maturité, de sorte que les variétés très précoces en particulier risquaient de produire un vin trop peu acide. Une vendange précoce a néanmoins permis, pour le Riesling par exemple, d’engranger une récolte avec une belle maturité et une acidité correcte. La densité du moût a été bonne à moyenne. Pour le Riesling, des valeurs de 90 degrés Oechsle et plus ont été assez fréquemment observées et pour le Spätburgunder (Pinot Noir), des valeurs de 115 degrés Oechsle ont été atteintes. Des vins blancs fruités et élégants ainsi que des vins rouges intenses et puissants caractériseront le millésime 2015 de la région de la Nahe. « Les amateurs de vin en auront pour leur argent en dégustant nos vins simples et d’excellente qualité ! », entend-on dans la région de la Nahe.

 

Palatinat (Pfalz) : fortes chaleurs, grands vins

Dès le mois d’avril, alors que les vignes bourgeonnaient, il faisait assez sec dans le Palatinat. Ce mois-là, les précipitations ont été de 46 % inférieures à la moyenne sur plusieurs années et en mai de 60 %. Tout l’été, le temps est resté sec et il a fait extrêmement chaud en juillet et en août. Mais la pluie et la fraîcheur concomitante de fin août sont arrivées juste à temps pour empêcher le stress extrême dû à la sécheresse et une densité de moût excessive. Les grappes étaient mûres et saines sur les sarments et ont permis une vendange précoce, non précipitée, mais néanmoins rapide. Des conditions somme toute exceptionnelles qui donnent matière à de beaux espoirs. La chaleur sèche a particulièrement bien réussi aux variétés rouges qui le montrent avec finesse et profusion. Les vins doux sont très plantureux, et les Riesling, les Bourgogne et autres vins semblables offrent une acidité équilibrée et un fruité élégant et fondant. Dans de telles conditions climatiques, les variétés aromatiques telles que le Gewürztraminer, le Scheurebe et le Sauvignon Blanc ont développé tout leur potentiel. Dans le Palatinat, les quantités récoltées ont été d’env. 2,2 millions d’hectolitres, soit 1 % de moins que la moyenne sur plusieurs années. Sur les sols sableux, elles ont été moins abondantes que sur les autres terrains où les pieds de vigne ont des racines particulièrement profondes et parviennent aux réserves d’eau.

 

Rheingau : très grande sécheresse, hautes qualités

Dans le Rheingau, des nuits glacées en avril ont effrayé les viticulteurs ; elles sont heureusement restées sans conséquence, mais la longue sécheresse de l’été a fait payer un lourd tribut à leurs vignobles. Avec les 205 000 hectolitres attendus, les quantités récoltées se sont situées près de 8 % en dessous de la moyenne sur plusieurs années. Les plants les plus anciens aux racines profondes ont bien supporté le manque de pluie, mais les cépages plus jeunes ont en partie souffert des dégâts dus à la sécheresse. À partir de mi-septembre, des pluies assez importantes ont commencé, contribuant à la croissance des baies et à la formation de fendilles capillaires dans la peau des grains de raisin : conditions idéales pour le Botrytis, la pourriture noble. La récolte de cette année, globalement très saine, laisse espérer un rendement de vin doux de haute qualité. Les vins secs et demi-secs du millésime atteignent également un haut niveau de qualité. Les vendanges qui, à certains endroits, n’ont débuté que début octobre – comme il est d’usage pour le Riesling – ont donné une densité de moût exceptionnelle. En raison de la très bonne santé du raisin, certains producteurs misent aussi sur les vins de glace. Les vins du Rheingau de millésime 2015 vont enthousiasmer les amateurs avec leur acidité racée et bien enrobée et leur bouquet fruité riches en arômes.

 

Hesse rhénane (Rheinhessen) : une année merveilleuse, mais nuancée

Dans cette vaste région viticole allemande, des conditions très diverses ont été notées jusqu’à la récolte. La sécheresse estivale ne s’est pas répercuté de la même manière sur les tous les terroirs. Les vignobles des sols lourds qui emmagasinent l’eau ont mieux supporté le manque d’humidité. Dans la partie sud de la région, les vendanges ont pu commencer un peu plus tôt ; quant aux rendements, ils ont été en grande partie supérieurs à ceux des vignobles situés plus au nord. Partout ou presque, les raisins ont été d’une maturité exceptionnelle avec une densité élevée de moût. Le mois de septembre s’est révélé être un mois quasiment parfait pour la récolte : le jour, on se réjouissait d’une chaleur agréable et la nuit, la fraîcheur tombait, de sorte que les raisins ont pu rester majoritairement en bonne santé et développer des arômes intenses. Ce n’est qu’au milieu du mois que la région a connu des précipitations assez abondantes atteignant jusqu’à 30 litres par mètre carré, mais la fraîcheur du vent du nord a vite séché les grappes, de sorte que le risque de moisissure est resté limité. Une densité de moût assez élevée a été atteinte, et quelques vins doux naturels sont à attendre. Les quantités récoltées durant ce millésime 2015, ne se situent que légèrement en dessous de la moyenne sur plusieurs années ; les dernières estimations font état de 2,5 millions d’hectolitres. Le parfait état de santé des grappes permettra de produire des vins rouges puissants et des vins blancs fruités typiques d’acidité moyenne. Les amateurs se réjouiront des vins classiques, matures et pleins d’arômes de la Hesse rhénane.

 

Saale-Unstrut : un niveau de qualité élevé malgré la fraîcheur du nord

Avec une chaleur de « seulement » 30° Celsius, les viticulteurs du nord ont fait pâlir d’envie leurs confrères du sud-ouest de l’Allemagne, où il n’était pas rare que le thermomètre affiche 40 degrés. Ces températures extrêmes ont largement épargné le pays de Saale-Unstrut, vignoble le plus septentrional de l’Allemagne. Cette région n’en a pas moins connu de fréquentes nuits fraîches avec risque de gel, de fin avril à mi-mai. De même, les nuits fraîches du mois de juin, courantes dans la région, n’ont pas manqué de se produire en fin de mois, freinant la croissance du raisin. La sécheresse générale de cet été a représenté une menace pour les vignes de certains coteaux. Les quelques orages avec fortes pluies et chute de grêle, comme ce fut le cas près de Freyburg au mois de juin, ont peu changé la donne. Ce n’est qu’en septembre que les précipitations ont rendu leurs sourires aux vignerons. Fin septembre, les vignerons ont commencé dans la sérénité la récolte principale de beaux raisins en bonne santé et d’une maturité exceptionnelle. Les 11 et 12 octobre, de fortes pluies, des nuits glacées et même un peu de neige ont accéléré le déroulement des récoltes, de sorte qu’à la mi-octobre, la plupart des grappes de raisin étaient déjà engrangées. Un soleil éclatant à la fin du mois a réconcilié les viticulteurs avec les aléas de la météo. Ainsi, des grappes de raisin de degrés Oechsle élevés ont encore pu être récoltées. A la grande satisfaction des viticulteurs, la part de vins de qualité avec mention dans cette récolte était de 55 000 hl (2014 : 43 000 hl). Les premiers vins nouveaux sont portés sur le fruit avec une harmonieuse variété de verdeurs.

 

Saxe (Sachsen) : de bons rendements malgré la grêle

Pour les viticulteurs saxons, l’année 2014 avait déjà été une année de températures extrêmes. 2015 a aussi été, pour nombre d’entre eux, un défi à relever. Ainsi, début septembre, les contrées de Meißen et de Weinböhla ont été frappées par des orages avec fortes pluies et grêle qui ont endommagé les baies et forcé les vignerons à récolter les variétés précoces dans l’urgence. Auparavant, les jeunes plants avaient souffert du stress de la sécheresse, car comme dans les autres régions viticoles, le printemps et l’été ont été extrêmement secs ; le 7 août, la plus haute température de l’année y a été mesurée avec 38,6 ° C. Néanmoins, les raisins se sont magnifiquement développés et jouissaient d’une très bonne santé. À la mi-octobre, des gelées inhabituellement précoces ont endommagé les frondaisons de nombreux coteaux et joué les trouble-fêtes. Toutefois, une part importante de vin de qualité avec mention dans la région viticole orientale d’Allemagne laisse espérer une très bonne année 2015. Les quantités récoltées ont aussi comblé les vœux des vignerons. Le rendement moyen de 24 000 hl attendu dans la Saxe était nettement supérieur au résultat de l’année précédente.

 

Wurtemberg (Württemberg) : des conditions idéales, d’excellents résultats

Après une floraison exceptionnellement précoce, le raisin a connu une croissance très saine durant toute la période de végétation, grâce à un temps superbe dans le Wurtemberg. Seule la grande sécheresse – la région n’a reçu que la moitié des pluies habituelles – a alimenté les discussions. Les jeunes plants, ainsi que les vignes qui poussent sur des sols légers, ont certes dû être arrosés, mais les moûts récoltés laissent néanmoins espérer une très grande qualité de vin. Les variétés de vins rouges appréciant particulièrement la chaleur ont salué le généreux apport de chaleur de l’été avec de fortes densités de moût. Ainsi, le Schwarzriesling (Pinot Meunier) enregistre par exemple dix degrés Oechsle de plus que la moyenne sur dix ans. On peut s’attendre à un fruité intense pour tous les types de ceps. Avec 1,2 million d’hectolitres, les quantités récoltées sont de 11 % supérieures à la moyenne sur plusieurs années et même 16 % au-dessus de la récolte de l’année précédente. Les vendanges ont commencé très tôt à la mi-septembre et se sont terminées dès la mi-octobre pour de nombreux viticulteurs. Une moisson pleinement mature et en très bonne santé a été engrangée. Même pour le Trollinger, une densité de moût de moisson tardive jusqu’à 90 degrés Oechsle a été relevée. Ainsi, ce sont surtout les vins rouges qui sont les gagnants de l’année ; quant au Riesling, un bon niveau de maturité laisse présager des qualités de vin exceptionnelles.

 

 

Récoltes du moût dans les régions viticoles allemandes

– estimation du 6 novembre 2015